Q : Comme vous le savez bien, nous avons importé la médecine ainsi que les sciences médicales de l'occident avec tout ce qu'elles comportent de positif et de négatif; et parce qu'à...

La Fatwa numéro 2484
Q : Comme vous le savez bien, nous avons importé la médecine ainsi que les sciences médicales de l'occident avec tout ce qu'elles comportent de positif et de négatif; et parce qu'à l'origine
( Numéro de la partie: 24, Numéro de la page: 390)
 la médecine occidentale n'avait pas une base religieuse correcte, ni issue d'une source de croyance chrétienne intacte (non déformée), c'est pourquoi il doit exister certains points dans la médecine qui sont incompatibles avec notre bonne religion, c'est la raison pour laquelle je voulais vous présenter cette affaire à cause de sa récurrence quotidienne dans le monde de la médecine. Je dis, et Allah est le garant de l'assistance : Il y a certains patients qui, selon les définitions générales de la médecine souffrent d'affection induisant certainement qu'ils deviennent incapables mentalement, ou qu'ils vivent pour toujours avec des maladies et des souffrances, l'exemple le plus proche de cela est les affections du cerveau et du système nerveux, parfois ce patient peut être au stade de fœtus alors que les analyses médicales indiquent que cet enfant naîtra handicapé mental de telle manière que ses parents souffriront énormément, ainsi que lui-même durant sa vie.
D'ailleurs, à l'occident, il existe une idée communément admise, qu'il est préférable de ne pas soigner sérieusement cet enfant, afin de lui donner une chance pour mourir, contrairement à l'enfant qui souffre d'une maladie curable, de plus, on fait avorter le second enfant, parfois même ce sont les parents qui demandent cela, avançant qu'ils cherchent à alléger les souffrances de cet enfant.
L'exemple le plus récent, est arrivé il y a quelques jours, lorsque nous avons reçu un enfant de 7 ans, souffrant d'un handicape mental très avancé, au point qu'il ne marche plus et ne peut plus se tenir en position assise, en outre sa tête était pleine de blessures tellement il tombe, et il avait une appendicite, à ce moment le médecin spécialiste s'est demandé :
( Numéro de la partie: 24, Numéro de la page: 391)
 Devrait-il l'opérer, ou bien le laisser à son sort et à sa maladie, j'ai répondu que la décision ne me revient pas, mais aux Oulémas, parce que ce n'est pas une affaire simple, et ceux d'entre vous qui sont les plus hardis à donner des consultations juridiques (fatwa) sont aussi ceux qui iront le plus vite en Enfer. Sur ce, il y a eu une grande réunion de médecins et de professeurs visiteurs venus de l'Amérique je leur ai aussitôt dit que dans cette affaire nul ne peut donner fatwa, et que je ramènerais la solution si Allah (Le Très-Haut) le veut ; et comme vous pouvez le constater, la situation est très délicate et urgente, qu'Allah vous guide, vous récompense et vous garde pour l'Islam et les musulmans.
R : Parmi les cinq nécessités indiquées de manière univoque et catégorique par les arguments tirés du Livre et de la Sunna afin de les préserver, de même que la nation a communément établi l'obligation d'en prendre soin, on trouve la préservation de la vie humaine, qui vient après la préservation de la religion, que cette vie soit un fœtus ayant reçu le souffle divin, ou née, saine de toutes les affections et défiguration, ou touchée par quelque maladie, que l'on en prévoit la guérison ou non, selon les moyens ordinaires ou en cours d'expérimentation. Il est formellement interdit de lui porter préjudice par l'avortement si le fœtus a reçu le souffle divin ou en lui donnant des médicaments pour mettre fin à sa vie, souhaitant ainsi, son repos et le soulagement de ceux qui le prend en charge ou encore pour éliminer les porteurs d'affections de déformations, ou d'handicaps, de la société etc., ou pour toute autre raison les poussant à éliminer ces personnes, suivant la généralité de Sa parole (Exalté Soit-Il) Et, sauf en droit, ne tuez point la vie qu’Allah a rendu sacrée.
( Numéro de la partie: 24, Numéro de la page: 392)
 D'ailleurs, il a authentiquement été rapporté d'après l'indication par le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) et sa confirmation à travers le hadith : Il n'est pas permis de verser le sang d'un musulman qu'à l'exception de ces trois cas : le coupable de meurtre, l'époux adultère et l'apostat qui abandonne la communauté musulmane. Rapporté par Al-Boukhârî et Mouslim. Et en croyant à la récompense d'Allah, sans se lasser d'amener le malade autant de fois que cela est nécessaire chez le médecin, et sans être excédé par la durée du traitement, ni perdre espoir de la bonne issue, parce que tout est entre les mains d'Allah Qui en dispose telle que Sa volonté est faite. Ils ne doivent pas être empêchés par la gravité de l'affection et la difficulté de son traitement, ni même l'imminence de la fin fatale, parce que nombreux sont les patients dont la maladie a exacerbé, et leurs guérisons étaient quasiment impossible, mais qu'Allah a guéri par Ses Grâces, de même que plusieurs patients dont la maladie a été diagnostiquée, et son remède était connu, et la guérison était prévue, mais qui ont fini par mourir malgré les soins reçus par leurs soignants, de même que l'expérience de ces derniers et leurs compétences dans le domaine médical ne doivent pas les amener à avoir la certitude absolue ni croire fermement à la réalisation de leurs prévisions. Nombreux sont les jugements qui s'avèrent faux, et nombreux sont les pronostics qui se montrent erronés ; et doivent savoir que, si nous avons recommandé de chercher les moyens, la guérison reste toujours entre les mains d'Allah Seul, Qui donne une cause à chaque effet, de même que le savoir des termes des vies Lui appartient, Seul Lui les connait. Il revient au dirigeant de fournir les moyens de soins adéquats, en termes de médecins, de matériels, d'hôpitaux, etc., parce que chacun de nous à une responsabilité, et chacun sera interrogé sur cette responsabilité, chacun dans son domaine selon ce qu'Allah lui a offert
( Numéro de la partie: 24, Numéro de la page: 393)
 comme moyens scientifiques, matériels et professionnels, comme nous a indiqué le Prophète d'Allah (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam). En outre, ils doivent tous exceller dans leurs actions, comme l'a prescrit Allah, parce qu'Il (Gloire à Lui) aime les bienfaiteurs.
Ils ne doivent donc pas chercher à abandonner et négliger le traitement médical, ou à éviter de recourir aux moyens et aux causes de la guérison, selon ce qui a été authentiquement rapporté par Ibn `Abbâs (Qu'Allah soit satisfait de lui et de son père), que le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) a dit : On fit défiler devant moi les diverses communautés (religieuses). Je vis alors un Prophète passer, étant accompagné d'une petite troupe de fidèles (presque une dizaine), un autre qui passait tout en n'ayant à sa compagnie qu'un ou deux hommes, et un troisième qui passait tout seul. Ensuite, je vis une multitude de gens et je crus qu'il s'agissait de ma Communauté; mais on me dit que c'était Moïse (que la paix soit sur lui) et son peuple. On me demanda ensuite de regarder une masse nombreuse qui barrait l'horizon. - "Regarde aussi de l'autre horizon", ajouta-t-on. J'y vis également une autre masse nombreuse, c'est alors qu'on me dit : "Voici ta Communauté et il y aura en outre soixante-dix mille qui entreront au Paradis sans qu'on leur demande aucun compte et sans qu'ils subissent de châtiment". Ceci dit, le Prophète se leva et rentra chez lui. Les assistants, eux, se mirent à discuter au sujet de ceux qui entreront au Paradis sans qu'on leur demande de compte et sans qu'ils subissent de châtiment. Quelques-uns dirent alors : "Peut-être s'agit-il des compagnons du Prophète (paix et bénédiction de Dieu soient sur lui)". D'autres dirent : "Ce sont plutôt ceux qui naissent musulmans et qui n'ont jamais associé de divinité à Dieu, etc." Comme le Prophète (Paix et Bénédiction d'Allah soient sur lui) revint et apprit le sujet de leur discussion, il dit : "Il s'agit de ceux qui ne s'exorcisent pas et ne pratiquent pas l'exorcisme, de ceux qui ne sont pas superstitieux et de ceux qui mettent toute leur confiance en leur Seigneur". 'Oukâcha ibn Mihssan se leva alors et dit : "O Envoyé de Dieu ! Invoque Dieu pour que je sois l'un d'eux". - "Tu le seras", répondit le Prophète. Un autre musulman se leva ensuite et demanda la même chose au Prophète, celui-ci lui répondit : "Tu as été devancé par 'Oukkâcha." Rapporté par Al-Boukhârî et Mouslim qui l'avait rapporté dans ces termes, ainsi qu'An-Nassâ'î et At-Tirmidhî.
( Numéro de la partie: 24, Numéro de la page: 394)
 Il existe une différence immense entre les deux équipes, les soixante-dix-mille qui entreront en Paradis sans jugement, ni châtiment, ont délaissé des moyens matériels rejetés par le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) ainsi que des moyens immatériels qui peuvent être touchés par des soupçons de polythéisme, en optant pour des moyens spirituels, à savoir se suffire d'Allah, L'implorer (Gloire à Lui) par crainte et par espoir. Ces moyens moraux ont par la volonté d'Allah une grande répercussion sur les maladies et les guérisons, plus que les moyens matériels, qu'ils n'ont jamais délaissés, mais ils ont opté pour le genre qui leur procure une quiétude morale, et l'ont préféré à d'autres, tout en étant sincère et franc dans leur contentement et leur confiance en Allah, dans leur patience vis-à-vis du mal et de l'épreuve, sans se laisser gagner par le désespoir dans leurs maladies. D'ailleurs, le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) n'a pas mentionné qu'ils avaient délaissé tous les moyens matériels permis, parce qu'il a été authentiquement rapporté dans le Hadith : Certes, les actes ne valent que par les intentions qui les inspirent et il ne sera tenu compte à chacun que de ce qu’il a eu réellement l’intention de faire. Contrairement à cette équipe, on trouve ceux qui demandent pour les grossesses et les enfants ayant des affections et des maladies incurables ; l'état de ces gens, et leurs buts différent de ceux des précédents, puisqu'ils délaissent totalement les moyens, matériels et moraux, par désespoir dans la guérison d'un côté, et d'un autre côté, pour chercher à soulager les parents du patient et soulager ce dernier, parce que s'occuper de lui et lui dispenser des soins leur présent, et par lassitude à cause de la longue durée du traitement, tout en perdant tout espoir dans la guérison, et non pour avoir confiance en Allah, et être patient dans l'épreuve, et avoir l'espoir de guérir par la volonté d'Allah
( Numéro de la partie: 24, Numéro de la page: 395)
 (Gloire et Pureté à Lui), et parce que dans l'existence de retardés mentaux et des handicapés ainsi que ceux ayant des maladies chroniques, beaucoup de bien pour les gens, et un rappel, une morale, et une argumentation de la sagesse d'Allah (Gloire à Lui) et de Sa capacité de faire ce qu'Il veut, sans oublier sa grande Grâce pour celui qui n'est pas atteint de ces maladies, et qui doit Le louer (Exalté Soit-Il) en se montrant obéissant à Lui Seul.
Qu'Allah vous accorde la réussite et que les prières et le salut soient sur notre Prophète Mohammad, ainsi que sur sa famille et ses compagnons.

Le Comité Permanent des Recherches Scientifiques et de la Délivrance des Fatwas (Al-Iftâ')

MembreMembreVice-présidentPrésident
`Abd-Allah ibn Qa`oud `Abd-Allah ibn Ghoudayân `Abd-Ar-Razâq `Affifî `Abd-Al-`Azîz ibn `Abd-Allah ibn Bâz

Source : www.alifta.net