Q 2 : Lorsqu'une personne est atteinte d'une maladie, lui est il préférable de se rendre chez le médecin, qu'il soit musulman ou non, ou est ce préférable qu'elle ne consulte pas le...

La question 2 de la Fatwa numéro 8232
Q 2 : Lorsqu'une personne est atteinte d'une maladie, lui est-il préférable de se rendre chez le médecin, qu'il soit musulman ou non, ou est-ce préférable
( Numéro de la partie: 24, Numéro de la page: 397)
 qu'elle ne consulte pas le médecin.
Si le malade ne se rend pas chez le médecin, est-ce que ceci sera conforme au Hadith : "Soixante-dix milles disciples de ma Oumma (Communauté Musulmane) entrent au Paradis sans jugement ni châtiment, il s'agit de ceux qui ne demandent pas qu’on leur fasse de Roqya (récitation de versets et d'invocations pour la guérison d'un malade), ni de cautérisation, qui ne consultent pas les augures et qui placent toute leur confiance en leur Seigneur" ?
Si une personne est atteinte d'une maladie dans un de ses yeux ou les deux, lui est-il préférable ou non de se rendre chez le médecin et / ou se faire opérer ? Le fait qu'elle ne se rende pas chez le médecin se conforme-t-il à ce Hadith : Allah, Exalté soit-Il, dit: "Tout Serviteur qui aura fait preuve de résignation lorsque Je lui prend la vue et qui aura cru en une récompense avec conviction, n'aura autre récompense que le Paradis". Si ceci ne s'y conforme pas, quelle est la signification de ce Hadith ?
R 2 : Il est permis à l'Homme de recourir aux remèdes licites, et ceci ne se contredit pas avec le fait de placer sa confiance en Allah, car il s'agit du recours aux causes qu'Allah peut rendre utiles. Quant à celui qui cède au destin en s'en satisfaisant, en savourant l'épreuve et en plaçant sa confiance en Allah tout en délaissant les causes licites comme la demande de Roqya et la cautérisation, il aura mieux agi, conformément à ce qui est rapporté dans les deux Sahîhs (recueils de Hadiths authentiques d'Al-Boukhârî et de Mouslim) selon Ibn `Abbâs (Qu'Allah soit satisfait de lui et de son père) : Il est soixante-dix-mille qui entreront au Paradis sans mesure (de leurs actes) ni châtiment : ce sont ceux qui n’espionnent point, ne se soignent par cautérisation, ne croient guère au mauvais augure, et qui s’en remettent à Allah. Cela signifie qu'ils ne demandent pas à d'autres de leur faire la Roqya ni la cautérisation, mais qu'ils placent toute leur confiance en Allah et comptent sur Lui pour dissiper ce dont ils souffrent et les faire parvenir à ce qu'ils espèrent atteindre. Les termes "qui ne consultent pas les augures" signifient que ces personnes ne sont pas superstitieuses et ne recourent pas aux mouvements des oiseaux et autres pour prendre leurs décisions.
( Numéro de la partie: 24, Numéro de la page: 398)
 
Le Hadith : Allah, Exalté soit-Il, dit: "Tout Serviteur qui aura fait preuve de résignation lorsque Je lui prend la vue et qui aura cru en une récompense avec conviction, n'aura autre récompense que le Paradis". Signifie que quiconque perd la vue et fait preuve de résignation en espérant une meilleure récompense d'Allah (Exalté Soit-Il), Allah la lui remplacera par le Paradis, or ceci est meilleur et c'est ce qui est conforme au hadith. Mais la personne peut valablement recourir à la médecine, car le hadith montre uniquement ce qu'il est préférable de faire et le fait qu'il révèle ce qui est meilleur ne contredit pas le fait qu'il soit permis de faire autrement.
Qu'Allah vous accorde la réussite et que les prières et le salut soient sur notre Prophète Mohammad, ainsi que sur sa famille et ses compagnons.

Le Comité Permanent des Recherches Scientifiques et de la Délivrance des Fatwas (Al-Iftâ')

MembreMembreVice-présidentPrésident
`Abd-Allah ibn Qa`oud `Abd-Allah ibn Ghoudayân `Abd-Ar-Razâq `Affifî `Abd-Al-`Azîz ibn `Abd-Allah ibn Bâz

Source : www.alifta.net